Quelques éléments biographiques.

Maxime Tendero (1927-1998) est né à Givors, de parents d'origine espagnole. Il exerce tout d'abord des activités professionnelles diverses : dessinateur dans les textiles de Castres, puis dans des cabinets d'architecture de Toulouse, Paris et Carcassonne. Voué spontanément et intuitivement à la sculpture depuis l'enfance, il est dans ce domaine un autodidacte passionné, prompt à saisir, à l'occasion des rencontres, la force expressive et l'harmonie des oeuvres de Michel-Ange, Moore, Arp ou Zadkine. A la suite de problèmes de santé, il choisit de se consacrer à la sculpture en 1964. Il travaille dès lors en solitaire, tout d'abord à Carcassonne, puis dans les environs de Nice à partir de 1968.

 

Quelques oeuvres publiques voient le jour dans les premières années niçoises : la Fontaine de l'école Terra-Amata de Nice, un hommage à Maurice Jaubert (cimetière de Caucade), le bas-relief mural de l'école Jean Macé de Nice (1977).

Bas-relief mural, école Jean Macé, Nice, 1977.
Fontaine, école Terra Amata, Nice, acier inoxydable, 1974

La Monnaie de Paris lui commande deux médailles : Michel-Richard Delalande (1976) et Louis-Noël Belaubre (1982), compositeurs français, ainsi que deux petites sculptures ( Féminité, et Maternité 1987 et 1990).

Féminité,  Monnaie de Paris, bronze, 1987, (9.2cm).
Louis-Noël Belaubre, maquette relief pour médaille, Monnaie de Paris, ardoise, 1982, (d.23cm).
Maternité, Monnaie de Paris, bronze, 1990, (11.5cm).
Maxime Tendero,  esquisse par Carlos Pradal,  huile sur toile, 1970.
Hymne au soleil, acier soudé, 1991, (environ 2m) - Le Jardin de Palais Carnolès, Meton.

L'Hymne au soleil (1994) est exposé en permanence dans le jardin du musée Carnoles de Menton.

 

Créateur totalement libre, Maxime Tendero fut reconnu comme un des leurs par de nombreux artistes, parmi lesquels on peut citer le sculpteur Lipa ou le peintre Carlos Pradal qui a esquissé son portrait lors de vacances languedociennes en 1970.

 

Jusqu'aux dernières années il a été sollicité pour des expositions de groupe (Mandelieu-la-Napoule, Menton, et surtout Beaulieu-sur-mer pour la série annuelle du Festival des arts des années 90 ).

 

Conçues souvent pour une dimension plus monumentale, beaucoup de ces oeuvres ont été réalisées à une taille moyenne et nombreuses sont celles restées à l'état de maquette en petit ou très petit format. Seule la Fontaine de Terra -Amata a été réalisée en usine d'après les plans du projet. Des volumes importants ont toutefois été abordés, dans les formes en métal découpé et soudé, y compris dans le matériau particulièrement rebelle à la main qu'est l'acier inoxydable. Le Très grand Elan [p.68-69] constitue, à cet égard, la prouesse technique des dernières années.

 

Une grande partie de l'oeuvre de Maxime Tendero est restée dans le cadre familial et amical auquel elle était destinée, par la volonté de l'artiste qui ne souhaitait pas son éparpillement.

 

Mireille Belaubre-Tendero